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BOM (Bill of Materials) : comprendre et maîtriser vos nomenclatures de fabrication

BOM (Bill of Materials) : comprendre et maîtriser vos nomenclatures de fabrication
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Imaginez une recette de cuisine : pour réussir un gâteau, vous avez besoin d'une liste précise d'ingrédients et de leurs quantités. Dans l'industrie, le BOM (Bill of Materials) joue exactement ce rôle. Il consigne de manière exhaustive toutes les matières premières, composants et instructions nécessaires à la fabrication d'un produit.

Dans les PME industrielles, la réalité est souvent moins fluide que la théorie. Nomenclatures éparpillées dans des fichiers Excel, mises à jour envoyées par mail, versions qui se contredisent d'un poste à l'autre. Résultat : des erreurs de commande, des pièces manquantes sur la ligne, des coûts qui dérapent. Digitaliser le BOM au sein d'un ERP ou d'un système PLM, c'est centraliser l'information, automatiser les mises à jour et garantir que chaque équipe travaille sur une version unique et à jour.

Le BOM digitalisé devient alors la colonne vertébrale qui relie conception, achats, production et maintenance. Il permet de maîtriser les coûts en budgétisant chaque composant, d'assurer la qualité en s'appuyant sur une source unique et structurée, et de renforcer la coordination entre équipes grâce à une nomenclature partagée et évolutive.

Qu'est-ce qu'une BOM ?

Définition d'une nomenclature de fabrication

La BOM, ou nomenclature de fabrication, est la liste détaillée et structurée de tout ce dont vous avez besoin pour fabriquer un produit : matières premières, sous-ensembles, pièces détachées, quantités exactes et instructions d'assemblage. C'est votre "plan de vol" pour transformer une idée en produit fini, sans oublier le moindre boulon ou paramètre technique.

En anglais, on parle de Bill of Materials (littéralement "facture de matériaux"). En français, le terme officiel est "nomenclature", mais dans les ateliers et les bureaux d'études, tout le monde dit "la BOM".

D'où viennent les nomenclatures ?

Tout a commencé dans les années 60, quand les usines ont cherché à remplacer leurs gros classeurs papier par des systèmes informatiques. IBM a lancé les premiers processeurs de nomenclature, posant les bases des systèmes MRP (Material Requirements Planning) qui allaient transformer la gestion industrielle. En 1975, environ 700 entreprises utilisaient un système MRP. Six ans plus tard, elles étaient 8 000.

Depuis, le concept n'a cessé d'évoluer. Du simple listing papier, la BOM est passée à un objet numérique connecté, capable d'intégrer le suivi en temps réel, la traçabilité et l'automatisation au sein des ERP modernes.

Où utilise-t-on des nomenclatures aujourd'hui ?

Industrie manufacturière - De l'automobile à l'aéronautique, la BOM pilote les commandes de pièces et les ordres de fabrication dans l'ERP. C'est le socle de tout processus MRP.

Électronique - Sur une carte électronique, elle recense chaque composant (résistances, microcontrôleurs, connecteurs) et garantit la bonne version logicielle ou PCB.

Logiciel (SBOM) - Adaptée au monde du code, la Software BOM liste toutes les bibliothèques et dépendances d'une application. Un atout majeur pour la sécurité et la conformité, rendu obligatoire par certaines réglementations (directive NIS2 en Europe, décret exécutif américain de 2021).

BTP et construction - Dans le bâtiment, la nomenclature structure les quantitatifs de matériaux (acier, béton, câblage) par lot ou par ouvrage, facilitant le chiffrage et l'approvisionnement des chantiers.

Pourquoi la nomenclature est le pilier de votre production

Derrière chaque production fluide, chaque budget respecté et chaque livraison conforme, il y a presque toujours une nomenclature solide en amont.

Anticiper et gérer vos stocks

Une nomenclature bien conçue vous permet de visualiser immédiatement les besoins en matières premières et composants, au jour le jour. En listant chaque élément avec sa quantité et son délai d'approvisionnement, vous évitez les ruptures qui bloquent la production, vous limitez le surstockage (et les immobilisations financières qui vont avec) et vous synchronisez vos commandes fournisseurs avec votre planning de fabrication.

Sans BOM fiable, on commande "au feeling", on découvre les manquants au moment du montage, et on finit par stocker trois fois trop de vis M8 pendant qu'il manque les roulements.

Piloter votre budget sans surprise

Avec un BOM chiffré et à jour, chaque composant se transforme en ligne de coût. Vous pouvez calculer le coût de revient complet avant même de lancer la production, identifier les pièces coûteuses et tester des alternatives moins onéreuses, ou encore ajuster rapidement vos tarifs de vente en cas de fluctuation des prix matières.

Selon une étude Aberdeen Group, les entreprises qui gèrent leurs nomenclatures dans un ERP réduisent leurs écarts budgétaires de 15 à 25 % par rapport à celles qui s'appuient sur des fichiers non connectés.

Garantir qualité et traçabilité

La nomenclature sert de référentiel unique pour toute votre chaîne : chaque lot de composants est suivi jusqu'au produit fini, les indices de révision et numéros de série sont consignés pour retrouver l'origine d'un défaut en quelques clics, et les erreurs de montage reculent grâce à des instructions claires et centralisées.

Dans l'aéronautique ou le médical, cette traçabilité n'est pas un luxe : c'est une obligation réglementaire. Mais même en PME industrielle "classique", pouvoir remonter la chaîne quand un client signale un problème, ça change tout.

Fluidifier la production

Le BOM est aussi l'outil-clé du lean manufacturing, car en identifiant les goulots d'étranglement, vous rééquilibrez vos flux et réduisez les temps morts. Son intégration à un ERP ou un PLM automatise les ordres de travail, accélère les boucles de validation et libère vos équipes pour l'amélioration continue.

Les différents types de nomenclatures

Tous les projets ne se ressemblent pas ; votre BOM doit s'adapter à votre métier et à vos objectifs, et plusieurs formats coexistent.

EBOM (Engineering BOM)

C'est la "version bureau d'études" : elle suit la logique de conception CAO et décrit ce que vous voulez fabriquer avant toute contrainte industrielle. L'EBOM est le point de départ, la vue "idéale" du produit telle que l'ingénieur l'a conçue.

MBOM (Manufacturing BOM)

Pensée pour l'atelier, la MBOM inclut les postes de travail, outils, processus de montage et emballage. C'est votre référence pour piloter l'ERP/MRP et générer les ordres de fabrication. La différence avec l'EBOM ? La MBOM intègre la réalité du terrain : comment on fabrique, pas seulement ce qu'on fabrique.

SBOM (Sales/Service BOM)

Destinée aux commerciaux et au SAV, elle présente les configurations, kits de pièces détachées et services disponibles pour chaque produit. Quand votre commercial configure une offre client, c'est la SBOM qui lui dit ce qui est possible.

CBOM (Configurable BOM) et variantes

Pour les produits à options (couleurs, dimensions, accessoires), un configurateur génère la BOM finale selon la demande client. C'est le cas typique de l'industrie automobile ou du mobilier sur mesure. À côté de la CBOM, il existe aussi la Template BOM (squelette réutilisable pour accélérer la création de nouvelles nomenclatures) et la Software BOM, qui liste les librairies et dépendances logicielles.

Comment choisir le bon type ?

Le choix dépend de votre positionnement dans la chaîne de valeur. Si vous êtes bureau d'études, partez sur une EBOM. Si vous gérez un atelier de production, la MBOM est votre quotidien. Si vous vendez des produits configurables, investissez dans une CBOM couplée à un configurateur. Et dans la pratique, la plupart des PME industrielles utilisent au moins deux types : une EBOM côté conception et une MBOM côté production, avec un processus de transformation de l'une vers l'autre.

Que contient une nomenclature bien structurée ?

Avant de créer votre nomenclature, il faut en comprendre l'organisation. Comme un immeuble se décompose en fondations, étages et finitions, votre BOM se construit par paliers, du produit fini jusqu'aux plus petites pièces.

Hiérarchie et niveaux

Votre BOM démarre au niveau 0, avec le produit fini (ex. : "Table de soudure TS-200"). Chaque niveau 1 décrit les sous-ensembles majeurs (châssis, plateau, système de bridage), et vous descendez progressivement jusqu'aux niveaux 2, 3...n, où apparaissent vis, joints, capteurs. Cette segmentation vous aide à cibler un segment de production sans vous noyer dans les détails.

On distingue deux approches : la nomenclature single-level (liste plate, rapide à lire, mais qui perd la vue d'ensemble sur l'emboîtement) et la multi-level (vue arborescente complète, idéale pour réutiliser un sous-ensemble dans plusieurs produits).

Explosion et implosion

Exploser la BOM, c'est dérouler tous les composants à partir du produit fini. Parfait pour estimer rapidement les besoins en pièces avant un lancement en production. Imploser la BOM, c'est remonter à partir d'une pièce vers tous les produits qui l'intègrent. Très utile quand un fournisseur signale une rupture ou un changement de version : en quelques secondes, vous savez quels produits finis sont impactés.

Les informations à renseigner pour chaque composant

Un système de codification cohérent est la base. Vous pouvez opter pour des codes intelligents (ex. : ENG-CHASSIS-001) qui permettent de lire la famille et la fonction d'un coup d'oeil, ou des codes arbitraires (séquences numériques), plus neutres mais qui nécessitent un index soigné. Chaque entrée doit comporter la quantité exacte, l'unité standardisée (mm, kg, pièce), la référence fournisseur principale et au moins une alternative approuvée, la phase de vie (prototype, production, fin de vie) et les notes de montage utiles (ordre d'assemblage, couple de serrage, points de vigilance terrain).

Exemple d'une BOM pour une PME industrielle

Pour rendre les choses parlantes, voici à quoi ressemble la nomenclature simplifiée d'une table de soudure en acier, un produit typique d'une PME de métallurgie :

Niveau 0 - Table de soudure TS-200

Niveau 1 - Châssis (CHA-001) : 1 unité, composé de 4 pieds en tube acier 60x60mm (2,40 m de tube), 2 traverses longitudinales en tube acier 40x40mm (1,60 m), 4 embouts caoutchouc antidérapants, 8 boulons M10x30 avec écrous.

Niveau 1 - Plateau (PLT-001) : 1 unité, composé d'une tôle acier S235JR épaisseur 10 mm (dimensions 1200x800 mm, environ 75 kg), 12 inserts filetés M8 pour bridage.

Niveau 1 - Système de bridage (BRD-001) : 1 kit, composé de 4 serre-joints à levier (course 50 mm), 4 vis de pression M8x40, 4 rondelles.

Coût matière estimé pour un lot de 10 tables : entre 450 et 600 euros HT par unité selon les cours de l'acier. C'est ce type de chiffrage que votre BOM permet de produire automatiquement dans un ERP, au lieu de le recalculer à la main à chaque devis.

👉 Le saviez-vous ? Selon une étude du cabinet Gartner, 40 % des erreurs d'approvisionnement en PME industrielle proviennent de nomenclatures incomplètes ou obsolètes. Autrement dit, une BOM mal tenue vous coûte cher avant même que la production ne commence.

Comment créer et gérer votre BOM au quotidien

Les 3 étapes de la création

Avant de remplir votre nomenclature, suivez ces trois étapes :

1. Définir la structure produit. Commencez par modéliser votre produit fini et ses grands blocs : châssis, moteur, électronique. Cette vue macro sert de socle à toute la suite.

2. Inventorier chaque composant. Pour chaque sous-ensemble, listez précisément les pièces : vis, roulements, puces, joints. N'omettez rien. C'est ici que se jouent la cohérence et la pérennité de votre BOM.

3. Rédiger les spécifications. Ajoutez aux composants leurs caractéristiques techniques : matériau, tolérance, traitement de surface, dimensions critiques. Plus vos specs sont claires, moins vous ouvrirez la porte aux erreurs d'interprétation.

Structurer avec méthode

Une fois les éléments listés, organisez-les pour qu'ils soient immédiatement compréhensibles et réutilisables. Classez par niveaux (0 à n) et regroupez logiquement : mécanique, électrique, hydraulique. Privilégiez des libellés explicites ("CAPTEUR_TEMP_100C" est plus parlant que "CPT-001"). Chaque référence doit être univoque : évitez de réassigner un code quand une pièce évolue, créez plutôt une nouvelle entrée avec son historique. Et surtout, choisissez une seule convention d'unités (mm, kg, litre) et appliquez-la partout. Fini les confusions entre millimètres et centimètres.

Mettre à jour et gérer les modifications

Une BOM figée se transforme vite en bombe à retardement. Mettez en place un vrai workflow de gestion des modifications :

Demande de changement (ECO). Centralisez toute requête (ingénierie, achats, production) via un formulaire unique. L'ECO (Engineering Change Order) est le standard industriel pour tracer chaque demande de modification.

Validation multi-acteurs. Associez systématiquement bureaux d'études, qualité et atelier pour valider chaque modification. Un changement de fournisseur sur un composant critique ne peut pas passer sans l'aval de la qualité.

Publication et archivage. Une fois validée, diffusez la nouvelle version et archivez l'ancienne. Chaque mise à jour doit être tracée : date, auteur, raison du changement.

Sans ce processus, vous risquez de monter des machines avec d'anciennes pièces ou de créer des ruptures de stock imprévues. Prévoyez aussi des points hebdomadaires pour passer en revue les écarts (ruptures, délais, incidents qualité) et des revues trimestrielles pour auditer la nomenclature dans son ensemble : suppression des pièces obsolètes, ajout des alternatives validées, vérification de la conformité des spécifications.

Sortir d'Excel pour piloter vos nomenclatures

Dans la réalité, beaucoup de PME gèrent encore leurs BOM sur Excel : un fichier par produit, des onglets par sous-ensemble, des formules qui se cassent dès qu'on ajoute une ligne. Le système tient tant que le catalogue reste simple, mais il atteint vite ses limites quand l'activité se développe.

Les limites du tableur

Le problème fondamental, c'est qu'Excel n'est pas un ERP : il ne gère pas les versions automatiquement, ne prévient personne quand une nomenclature change et ne calcule pas les besoins nets en croisant la BOM avec l'état des stocks. Avec 5 produits et 50 composants, ça reste gérable, mais dès que vous passez à 30 produits, 500 références et 3 personnes qui modifient le même fichier, les erreurs deviennent inévitables.

L'écueil le plus fréquent qu'on rencontre chez nos clients : une pièce utilisée dans plusieurs produits dont la référence fournisseur a changé. Sur Excel, il faut retrouver et modifier cette pièce dans chaque fichier, chaque onglet. Dans un ERP, la modification se fait une seule fois et se propage partout.

Odoo : l'ERP industriel taillé pour les PME

On recommande Odoo pour sa modularité, son coût maîtrisé et son intégration native des fonctions de gestion de nomenclature :

Le module Inventaire et MRP gère les nomenclatures multi-niveaux, calcule automatiquement les besoins nets, génère les ordres de fabrication et suit les stocks en temps réel. Plus besoin de croiser trois tableaux pour savoir si vous avez assez de vis M8 pour lancer la production de demain.

L'interface intuitive avec ses écrans clairs, filtres dynamiques et glisser-déposer permet à vos opérateurs et acheteurs de gagner en rapidité et en autonomie, sans formation de 3 semaines.

Le caractère open-source avec API ouvertes vous permet d'adapter chaque flux à votre organisation, de développer des ponts vers votre PLM ou votre WMS, et de piloter tout depuis une seule base de données.

Le coût total de possession réduit (licence communautaire gratuite, modules payants "à la carte") en fait une solution accessible aux PME qui veulent digitaliser leur chaîne de valeur sans exploser leur budget. Chez nos clients industriels, le passage d'Excel à Odoo pour la gestion des nomenclatures se traduit en moyenne par une réduction de 30 % du temps passé sur la gestion des BOM et une quasi-élimination des erreurs de version.

"À la différence des agences web classiques, Drakkar propose d'abord un diagnostic de la situation, des ambitions et du marché avant de passer à l'exécution." - Retour client récurrent

Les autres outils de l'écosystème BOM

L'ERP est le coeur du dispositif, mais il ne travaille pas seul. Le PLM (Product Lifecycle Management) prend en charge les fichiers CAO, les versions de produits et les workflows de validation côté bureau d'études. Le WMS (Warehouse Management System) optimise le stockage et la traçabilité logistique au sol. Le MES (Manufacturing Execution System) orchestre les opérations d'atelier : lancement d'OF, suivi des temps machine, collecte des données de production. Et les API relient tout cet écosystème pour propager instantanément chaque modification aux bonnes équipes.

👉 Articles connexes : SCM - Supply Chain Management | Logiciel GPAO | Logiciel GMAO | MES - Manufacturing Execution System

Les pièges à éviter avec votre BOM

Malgré tous vos efforts, votre BOM peut vite devenir un point de blocage si elle reste trop rigide ou mal renseignée.

Un simple oubli de spécification ou une faute de frappe dans le code pièce, et votre atelier s'arrête faute du bon composant. Plus la nomenclature est volumineuse, plus ce risque augmente. D'où l'importance d'un système de validation et de revue régulière.

Le piège le plus répandu reste la BOM statique : une nomenclature figée dans un fichier Excel, isolée de vos systèmes, qui ne suit pas les changements de design, de stock ou de processus. Chaque mise à jour devient un calvaire de copier-coller et de vérifications manuelles, là où l'intégration à un ERP éliminerait le problème à la racine.

Autre écueil fréquent : l'absence de workflow clair. Sans processus ECO formalisé, les équipes continuent de travailler sur d'anciennes versions. On monte des pièces obsolètes, on commande des composants qui ne correspondent plus au design actuel, et on s'en rend compte trop tard.

L'écosystème BOM évolue vite

Quelques tendances à surveiller pour les prochaines années. La SBOM pour la cybersécurité logicielle monte en puissance : demain, chaque application industrielle devra justifier la provenance et la version de ses composants logiciels. Le jumeau numérique va intégrer la nomenclature dans un modèle virtuel 3D synchronisé en temps réel avec l'atelier, permettant de simuler les flux et d'optimiser avant de produire. Et les configurateurs avancés génèreront automatiquement la BOM sur mesure pour chaque commande client, sans ressaisie, ouvrant la voie à la personnalisation de masse en PME.

FAQ - Vos questions sur la nomenclature

Quelle est la différence entre EBOM et MBOM ?

L'EBOM (Engineering BOM) reflète la vision du bureau d'études : comment le produit est conçu, d'un point de vue fonctionnel et technique. La MBOM (Manufacturing BOM) reflète la réalité de l'atelier : comment le produit est fabriqué, avec les postes de travail, outillages et séquences d'assemblage. La transformation EBOM vers MBOM est une étape clé de l'industrialisation, car un produit conçu sur écran ne se monte pas forcément dans le même ordre que sur le plan.

Comment calculer le coût de revient à partir d'une BOM ?

Chaque ligne de votre nomenclature porte un coût unitaire (prix d'achat du composant) et une quantité. En additionnant le coût de tous les composants à travers les différents niveaux, vous obtenez le coût matière. Ajoutez-y les coûts de main-d'œuvre (temps de montage par poste), les frais généraux de production et les coûts d'outillage amortis, et vous avez votre coût de revient complet. Un ERP comme Odoo automatise ce calcul en temps réel.

Peut-on gérer une BOM sur Excel ?

Oui, pour démarrer ou pour des produits simples (moins de 50 composants, un seul niveau). Au-delà, les limites apparaissent vite : pas de gestion de versions automatique, pas de lien avec les stocks, pas de propagation des modifications, risque d'erreurs humaines. Si votre PME grandit et que vos produits se complexifient, le passage à un ERP devient un investissement rentable rapidement.

Quelle est la différence entre une nomenclature et une gamme de fabrication ?

La nomenclature (BOM) répond à la question "avec quoi fabrique-t-on ?" : elle liste les composants et matières. La gamme de fabrication répond à "comment fabrique-t-on ?" : elle décrit les opérations, leur séquence, les temps et les postes de travail. Les deux sont complémentaires et s'intègrent dans un ERP pour piloter la production de bout en bout.

Comment gérer les pièces communes à plusieurs produits ?

C'est l'un des avantages de la BOM multi-niveaux dans un ERP. Une pièce commune (par exemple un type de vis ou un composant électronique standard) est référencée une seule fois dans la base. Elle apparaît dans toutes les nomenclatures qui l'utilisent. Si le fournisseur change, ou si le prix évolue, la modification se fait en un point et se propage automatiquement à tous les produits concernés. Sur Excel, cette opération nécessite de modifier chaque fichier un par un.

Transformez votre nomenclature en avantage compétitif

De la structuration des composants à la mise en place de workflows rigoureux, en passant par le choix des bons outils, chaque étape de la gestion de votre BOM contribue directement à la performance de votre chaîne industrielle. Une nomenclature bien tenue dans un ERP comme Odoo, c'est moins d'erreurs, moins de ruptures, et une vision en temps réel de votre production du premier croquis jusqu'à la livraison.

Si vos nomenclatures vivent encore dans des fichiers Excel éparpillés, c'est peut-être le moment d'en parler. Chez Drakkar, on accompagne les PME industrielles dans cette transition depuis 2020, avec une approche qui commence toujours par comprendre vos processus avant de proposer des solutions techniques.

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