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IA en entreprise : la vision de Nathan Menard, CEO de Drakkar

IA en entreprise : la vision de Nathan Menard, CEO de Drakkar
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L’intelligence artificielle est partout : dans les médias, sur LinkedIn et désormais dans les comités de direction.

Entre promesses de productivité décuplée, crainte de destruction d’emplois et inquiétudes autour des données, de nombreux dirigeants oscillent entre enthousiasme et paralysie.

Mais au fond, la vraie question n’est peut-être pas celle que tout le monde pose.

Dans une vidéo publiée sur sa chaîne YouTube, Nathan Menard partage une vision claire :

Le sujet n’est pas l’IA.
Le sujet, c’est la maturité des entreprises.

Et cette distinction change tout.

Retrouvez la vidéo complète ici :

Oui, l’IA va détruire des emplois (et il faut arrêter de faire semblant)

Commençons par ce que beaucoup n’osent pas dire : oui, l’IA va détruire massivement des emplois.

Dire le contraire serait un discours rassurant… mais faux. Comme toute révolution industrielle, l’IA crée un choc systémique. Elle augmente brutalement la productivité. Elle rebat les cartes de la valeur. Elle déplace les compétences.

La vraie question n’est pas :

Est-ce qu’elle va supprimer des postes ?

Mais plutôt :

Est-ce que mon entreprise sera du côté de ceux qui se transforment… ou de ceux qui disparaissent ?

L’histoire est claire : personne n’a réellement anticipé l’impact d’Internet. Et personne ne prédira parfaitement celui de l’IA.

Mais une chose est certaine : rester immobile est plus risqué que bouger.

Et c’est précisément là que le débat devient intéressant. Car le véritable enjeu n’est pas uniquement macro-économique.

Il est organisationnel.

💡

Ce ne sont pas “les entreprises” qui vont disparaître. Ce sont les entreprises mal structurées.

Le mythe de l’IA qui transforme tout

Beaucoup de dirigeants pensent que l’IA va “changer leur façon de travailler”.

Dans les faits ?

Dans 90 % des PME, l’IA sert à : rédiger des emails, reformuler des textes, générer des posts LinkedIn, gagner quelques minutes ici et là.

C’est utile, mais cela reste marginal. Le vrai sujet n’est pas l’outil.Le vrai sujet, c’est l’industrialisation des processus.

Et industrialiser, ça veut dire :

  • Définir ses processus
  • Centraliser ses données
  • Structurer ses flux
  • Accompagner le changement

Autrement dit, une transformation organisationnelle profonde, et non simplement l’utilisation d’un prompt dans ChatGPT.

C’est précisément ce que permettent les ERP modernes. Si vous souhaitez creuser ce sujet, consultez notre guide pour choisir le meilleur ERP pour une PME.

On ne peut pas automatiser un chaos

Voici une vérité que peu de “consultants IA” rappellent :

On ne peut pas automatiser un process qui n’est pas défini.

Avant même l’IA, c’était déjà vrai en développement logiciel.

Pour automatiser une ligne de production, il faut que chaque étape soit claire : donnée d’entrée, transformation, donnée de sortie, responsable, règles.

Sans cela, vous n’automatisez rien. Vous amplifiez juste le désordre.

Et aujourd’hui, beaucoup d’entreprises :

  • Ont 15 outils
  • Un CRM à moitié rempli
  • Des informations dans les boîtes mail
  • Du savoir-faire dans la tête des commerciaux

⚠️

Dans ce contexte, parler d’IA sans parler de centralisation des données est une illusion.

Le vrai actif de demain : votre data structurée

Avec l’IA, produire du code devient plus rapide.

Créer un outil devient plus simple.

Reproduire un produit devient plus facile.

Ce qui garde de la valeur, ce n’est pas l’outil.

C’est la donnée structurée.

Si votre savoir-faire repose uniquement sur des individus, vous ne créez pas d’actif organisationnel durable.

Le jour où un collaborateur clé part, une partie de la valeur part avec lui.

La capacité à centraliser l’information, formaliser les process, exploiter la donnée, devient le cœur de la transformation (un objectif que permettent d’atteindre des ERP modernes comme Odoo).

L’IA ne vient qu’en surcouche.

Le risque le plus sous-estimé : la paralysie

Face au bruit médiatique autour de l’IA, beaucoup de dirigeants se figent.

Trop d’incertitudes. Trop de discours contradictoires. Trop d’“experts”.

Pour Nathan, la paralysie est plus dangereuse que l’expérimentation imparfaite.

Certaines entreprises hésitent longuement à utiliser l’IA… alors qu’elles ont déjà une donnée fragmentée et des process non formalisés.

Le désordre ne commence pas avec l’IA.

Le ROI de l’IA : une mauvaise question stratégique

Sur les réseaux sociaux, le débat tourne souvent autour du ROI spectaculaire de l’IA.

La réalité est plus stratégique.

Si une équipe gagne 30 % de productivité, deux options apparaissent :

  • Supprimer 30 % des postes
  • Utiliser ce temps pour créer davantage de valeur

Le ROI dépend donc avant tout de la vision du dirigeant.

La vraie question devient alors :

Si je recréais mon entreprise aujourd’hui avec les outils actuels, à quoi ressemblerait-elle ?

C’est une démarche de reengineering organisationnel.

On ne greffe pas l’IA sur un modèle ancien.

On repense le modèle.

La posture du dirigeant change

L’IA efface une frontière historique : celle entre tech et non-tech.

Un dirigeant peut prototyper une application. Les développeurs gagnent en vitesse. Les équipes deviennent plus autonomes.

Nous entrons dans une ère d’exploration.Mais cette nouvelle réalité exige une position claire du dirigeant.

Tant que le cap n’est pas assumé, les équipes hésitent. Elles testent en silence. Ou elles n’osent pas aller au bout.

Pour Nathan, la transformation commence toujours par :

  • Une direction claire
  • Une ambition assumée
  • Un espace laissé à l’expérimentation

Le rôle du dirigeant n’est plus de tout maîtriser. Il est de créer les conditions du mouvement. Cela implique d’accepter de ne pas savoir, d’encourager l’exploration, d’autoriser l’erreur et de dégager du temps pour innover.

Au sein de Drakkar, cette prise de position a été décisive. À un moment donné, il a fallu l’assumer clairement : ne pas utiliser l’IA devient presque une faute stratégique.

Le conseil de Nathan aux dirigeants

Son conseil tient en un mot :

Jouer.

Expérimenter. Tester. Se tromper. Explorer.

Mais sans perdre de vue les fondamentaux :

  • Définir une vision à 5 ans
  • Clarifier la trajectoire
  • Structurer les fondations
  • Centraliser les données

Vous ne maîtriserez jamais totalement l’IA.

Mais vous pouvez maîtriser la direction de votre entreprise.

Et personne ne peut le faire à votre place.

Conclusion : l’IA n’est pas le sujet. La maturité l’est.

L’intelligence artificielle n’est ni magique ni apocalyptique.

C’est un accélérateur. Si votre entreprise est structurée, elle ira plus vite. Si elle est désorganisée, elle ira plus vite… vers le mur.

La vraie question n’est donc pas :

Faut-il utiliser l’IA dans son entreprise ?

Mais plutôt :

Sommes-nous organisationnellement prêts à en tirer parti ?

Car la transformation ne commence pas par une technologie.Elle commence par une décision.

Votre transformation digitale mérite plus qu’une technologie. Elle exige une vision, une méthode et un accompagnement structuré.
Faites les bons choix dès aujourd’hui.

Nos experts Drakkar vous accompagnent pour structurer votre organisation et exploiter pleinement le potentiel de l’IA : parlez à un expert Drakkar.

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