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A-t-on encore besoin de développeurs à l’ère de l’IA ?

A-t-on encore besoin de développeurs à l’ère de l’IA ?
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Sur la chaîne YouTube de Nathan Menard, dirigeant et cofondateur de Drakkar, une question volontairement provocatrice a été posée : a-t-on encore besoin de développeurs ?

Derrière la formule, il ne s’agit pas d’un effet d’annonce, mais d’une réflexion stratégique qui traverse aujourd’hui toutes les entreprises, des startups aux grands groupes. Chez Drakkar, nous sommes aux premières loges : transformation digitale, développement sur mesure, et désormais, intégration massive de l’intelligence artificielle dans nos process.

Ce sujet mérite d’être abordé sans tabou.
C’est précisément l’exercice auquel se livre Nathan dans cet épisode, dont nous vous proposons ici une synthèse structurée.

Retrouvez la vidéo complète ici :

Le développeur “classique” est-il en train de disparaître ?

La réalité est brutale : le développement tel qu’on l’a connu est terminé.

L’IA ne remplace pas seulement 20 % du travail d’un développeur. Sur certaines tâches, elle peut en exécuter 60 à 80 %, à condition d’être utilisée avec méthode. Et c’est précisément là que se situe le sujet.

⚠️

L’exemple récent de l’entreprise Block, qui a annoncé la suppression de milliers de postes en misant massivement sur l’intelligence artificielle, montre que si les gains de productivité se confirment à grande échelle, la question des réductions d’effectifs ne restera pas théorique.

Beaucoup d’entreprises testent l’IA rapidement et concluent : “Ça ne marche pas.” En réalité, elles l’utilisent mal. Coder avec l’IA ne consiste pas à écrire un prompt approximatif et attendre un miracle. Cela exige rigueur, structuration, revue de code, compréhension des dépendances et maîtrise des fondamentaux.

On parle ici d’AI coding. À l’inverse, Nathan met en garde contre le vibe coding : coder au feeling, laisser l’IA produire sans contrôle, empiler des corrections, jusqu’à obtenir un résultat instable, voire inutilisable.

L’AI coding, au contraire, consiste à utiliser l’IA comme un levier d’accélération, sans jamais abandonner l’exigence technique. Et lorsque cette exigence est au rendez-vous, le gain de productivité devient spectaculaire. On ne parle pas de +20 %. On parle parfois de x4, x10, voire davantage sur certaines phases.

IA et développement : un changement de paradigme

Ce qui change n’est pas seulement la vitesse d’exécution. C’est la nature même du métier.

Les modèles récents analysent davantage d’informations, comprennent mieux les conventions techniques et se montrent particulièrement performants sur des tâches ciblées : fonctionnalités, tests, documentation, factorisation.

Résultat : ils génèrent un code propre, cohérent et structuré.

Mais, et c’est un point clé, l’IA ne comprend pas le projet dans sa globalité. Elle n’a ni vision produit, ni intuition métier, ni responsabilité. Elle peut sortir du cadre, halluciner ou optimiser un détail qui fragilise l’ensemble.

C’est précisément là que l’humain devient stratégique.

Le développeur n’est plus seulement celui qui écrit des lignes de code. Il devient :

  • Architecte de systèmes
  • Garant des fondamentaux
  • Chef d’orchestre d’agents IA
  • Partenaire stratégique du business

💡

La frontière entre Product Owner et développeur devient plus fine. Chacun doit comprendre les enjeux des deux mondes.‍

Moins de développeurs… mais plus stratégiques ?

Soyons lucides : oui, certaines équipes vont se réduire.

Un projet qui nécessitait 20 développeurs peut aujourd’hui être mené par une équipe beaucoup plus resserrée si l’IA est correctement intégrée. C’est une correction de marché, après une période d’euphorie où certains développeurs pouvaient exiger des salaires très élevés, parfois sans niveau d’expertise réellement proportionnel.

Mais cela ne signifie pas la fin du métier.

Cela signifie la fin d’un certain profil : le développeur exécutant, qui applique des spécifications sans comprendre la logique d’ensemble.

À l’inverse, les profils capables de challenger un besoin, structurer une base saine, sécuriser, industrialiser et itérer proprement deviennent essentiels. Parce que l’IA accélère tout, y compris les erreurs.

Le vrai risque : des projets sans fondations

L’autre face du sujet est plus inquiétante.

L’accessibilité de l’IA donne l’illusion que tout le monde peut “faire du dev”. C’est partiellement vrai. Mais créer une application qui fonctionne n’a rien à voir avec construire un système robuste, sécurisé et durable.

Deux risques majeurs émergent :

  1. La cybersécurité : générer du code sans comprendre les enjeux de sécurité ouvre des failles importantes, parfois invisibles au départ.
  2. L’architecture : 80 % d’une application peuvent être développés très vite. Les 20 % restants, stabilisation, performance, industrialisation, exigent des fondamentaux solides. Sans cela, le projet finit par s’effondrer.

Chez Drakkar, nous voyons déjà arriver des projets développés en autonomie via IA… qu’il faut entièrement refondre pour repartir sur des bases saines.

L’IA accélère. Elle ne remplace pas la compréhension profonde.

Et pour les dirigeants ?

La vraie question n’est peut-être pas : a-t-on encore besoin de développeurs ?

Mais plutôt : comment doivent évoluer nos équipes techniques ?

Si vous dirigez une entreprise, la réalité est simple : vos équipes doivent intégrer l’IA, pas la contourner. Les tabous doivent tomber, l’expérimentation devenir la norme et les cycles d’itération se raccourcir.

Le passage du modèle en V aux méthodes agiles avait déjà transformé la gestion de projet. L’IA accélère encore ce mouvement. Ce qui prenait trois semaines peut désormais être testé en deux jours.

Dans ce contexte, le rôle du management devient central. Il exige davantage de pilotage, une vision produit affirmée et une clarté stratégique constante.

Synthèse : faut-il encore des développeurs ?

Oui.

Mais pas les mêmes.

Le développeur de demain :

  • Comprend le business.
  • Maîtrise les fondamentaux techniques.
  • Pilote des agents IA.
  • Pense architecture.
  • Sécurise.
  • Industrialise.
  • Itère vite.

L’IA ne supprime pas le métier. Elle le rend plus exigeant.

Et elle crée une fracture entre ceux qui s’adaptent et ceux qui résistent.

Chez Drakkar, notre conviction est claire : les entreprises qui embrassent cette mutation prendront une avance considérable.

Les autres subiront.

La question n’est plus de savoir si l’on a encore besoin de développeurs.
La question est : êtes-vous prêt à faire évoluer les vôtres ?

Vous souhaitez accélérer votre transformation digitale avec des experts qui maîtrisent réellement le AI Coding ?

Échangez avec l’équipe Drakkar sur vos enjeux de développement.

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